Nommé en mai, Serge Pavoncello est le nouveau président de l’Association Suisse de Gérants de Fortune (ASG). Il est aussi président de sa propre société de gestion de fortune indépendante. Cette industrie représente en Suisse un peu plus de 2000 entreprises.

L’ASG compte près de 1000 membres, essentiellement des petites, voire des micro-entreprises. Son OAR est particulièrement exigeant puisqu’il fut pendant longtemps le seul à imposer des règles déontologiques et est encore le seul à fixer des critères d’admission en termes d’expérience et de formation professionnelles.

Précurseurs, les membres de l’ASG voient leurs efforts qualitatifs récompensés puisque ces éléments seront reprisdans les prochaines lois LSFin et LEFin. «Nous faisons partie des PME, qui composent à 99% des entrepriseset 2/3 des emplois (selonl’OFS). A cet égard, nous entretenons des liens très étroits avec des associations telles que l’Union suisse des arts & métier, l’Union suisse des professions libérales ou encore économiesuisse. Nous avons également des experts, qui siègent dans divers groupes spécialisés tels que ceux du SIF, du SECO ou du Forum Finanzplatz», explique Serge Pavoncello, qui succède à vingt ans de présidence de Jean-Pierre Zuber, période pendant laquelle les membres sont passés de moins de 200 à plus de 900. Les dernières années ont vu d’intenses transformations réglementaires et législatives et la défense des intérêts des membres a pris une place capitale dans les activités de l’ASG, tant auprès des départements, des autorités que des politiques. Que ce soit dans les domaines du blanchiment d’argent, des placements collectifs, de la conformité fiscale ou encore des LSFin/LEFin, actuellement devant le parlement, «nous avons fait valoir les intérêts des PME et les plus-values qu’elles représentent pour la place financière et les investisseurs.

De surcroît, le nombre de PME actives dans le secteur est resté stable durant la dernière décennie, alors que le nombre de banques a diminué de 25%», détaille Serge Pavoncello. «Avec l’arrivée d’Ueli Maurer à la tête du département des finances, nous avons assisté à un véritable changement de paradigme.

Le projet de LEFin a, par exemple, été revu pour mieux prendre en considération les caractéristiques des PME actives dans la gestion de fortune. Pour la nouvelle direction, le cadre légal doit en effet permettre aux divers acteurs de s’exprimer sans en privilégier une catégorie, en l’espèce les plus grands», explique le président de l’ASG. Ainsi, avec la nouvelle loi régissant la surveillance des gérants indépendants, les sociétés de gestion devront être agréées par la Finma et leur surveillance courante sera assurée par des organismes de surveillance privés. Le système retenu permet aux petites entités de perdurer et est reconnu au niveau international.

«Certains OAR tels qu’ils existent aujourd’hui vont laisser place à ces organismes de surveillance. Ce sera le cas de l’OAR de l’ASG. Notre association libérée des fonctions de surveillance, pourra développer son offre de chambre patronale en proposant à ses membres de nouvelles prestations, notamment en matière formation», ajoute-t-il.


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